SANTE


Les progrès des systèmes et dispositifs pour la Santé passent par leur capacité à embarquer l’expertise médicale pour rendre celle-ci disponible partout (du domicile du patient à la salle d’opération), à tous (du spécialiste très pointu à la personne âgée en difficulté) et à tout moment (pendant une consultation médicale ou à tout moment de la vie courante). L’expertise médicale est seule garante de la qualité du processus de soins, entendue comme la mise en œuvre des ressources de santé optimales pour faire face aux besoins du patient. Cette définition souligne que l’Information doit être mise au cœur des systèmes et dispositifs de santé.

Cela implique la coordination des efforts de trois types d’acteurs : médicaux (seuls capables de définir la « Qualité »), universitaires (seuls capables de proposer des solutions aux défis médicaux), industriels (seuls capables de transformer les idées des deux premiers en produits et services diffusables à une échelle susceptible d’avoir un impact significatif sur la Santé Publique). La labellisation « Institut Carnot » offre la possibilité de transformer les travaux et coopérations en cours ou amorcés en un modèle français pérenne, capable de nouer des partenariats fructueux avec d’autres groupes concernés par l’Ingénierie Médicale (en particulier la composante « Santé » du Groupement d’Ecoles de Télécommunications, ou encore le Groupe des Centres d’Investigation Clinique).

Les principaux thèmes proposés concernent :
• Les gestes médico-chirurgicaux assistés par ordinateur. L’objectif consiste à assister le clinicien dans son diagnostic et sa thérapie par le recours au traitement numérique d’images médicales, qui permet de simuler l’intervention et de planifier le geste idéal. Celui-ci peut alors être réalisé d’une manière minimalement invasive au moyen de systèmes de navigation chirurgicale, de robots médicaux ou de dispositifs implantés.
• Des méthodes d’analyse des interactions physiologiques à partir de mesures non invasives. Ces méthodes doivent permettre d’accroître la sensibilité des méthodes de détection d’anomalies du système complet et en conséquence d’améliorer par exemple le traitement des apnées du sommeil, l’analyse d’hypnogrammes ou le suivi des personnes âgées médicalisées. Par exemple, pour ces personnes, il est en effet crucial de détecter de façon précoce les signes d’un trouble qui, traité à l’origine, peut rester bénin.
• Des technologies d'aide au maintien à domicile de personnes âgées, malades chroniques ou handicapés.

Les thèmes proposés nécessitent l'évaluation des besoins, l'acquisition et la fusion de données multicapteurs, et la modélisation de systèmes d'information pour les réseaux de santé.

Le laboratoire TIMC est à l’origine notamment de la société PRAXIM-Medivision (lauréate en 2005 du grand prix IST), de la société CAD-Implant ainsi que des sociétés Koelis et Endocontrol Médical (lauréates de l’OSEO ANVAR en 2006). Il est important de noter que l’activité de R&D partenariale proposée au niveau de ce secteur est tout à fait originale dans sa démarche, dans ses travaux et dans ses retombées. Citons par exemple, outre la création de la société PRAXIM, quelques partenaires significatifs avec lesquels sont établies des collaborations intensives :
• Partenaires hospitaliers : CHU de Grenoble (http://www.chu-grenoble.fr) , CHU de Toulouse Purpan, Hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, Clinique Mutualiste des Eaux Claires de Grenoble, CMUDD, …
• Partenaires industriels : TAEMA, filiale d’Air Liquide (équipement médical), RBI Meylan (instrumentation), BSE Intervox (capteurs de chute), TAM télésanté


GIPSA-Lab applique les techniques du traitement du signal, de l’image, de la parole, et de l’automatique à des applications « Vivant-Santé » (analyse ECG fœtal, hypovigilance, analyse du sommeil, surveillance de personnes en soin intensif, surveillance de personnes à domicile, chirurgie de la main, analyse de l’homme en mouvement, chirurgie maxillo-faciale…)

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